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Laboratoire d’impact MR-63 – CRIEM – Griffintown

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Depuis les années 2000, plusieurs villes nord‑américaines utilisent les arts et la culture pour revitaliser leurs quartiers, grâce à des partenariats entre le public, le privé et les communautés. Ce qu’on appelle le creative placemaking vise à créer des espaces vivants et ancrés dans le milieu, mais des approches mal pensées peuvent aussi mener à de l’exclusion, d’où l’importance du placekeeping, qui amplifie l’identité et les voix d’un quartier à travers des processus de codécouverte et de coproduction (voir Dempsey et al. 2014, Luka 2018, Shannon et al. 2023, Toolis 2017).

À Montréal, Griffintown — ancien secteur industriel situé près du centre‑ville — suscite l’intérêt des promoteurs au début des années 2000 après une longue période de stagnation. La Ville adopte un premier Programme particulier d’urbanisme (PPU) en 2008, mais la crise financière ralentit les projets. En 2013, un second PPU est élaboré à la suite d’un vaste processus de consultation pour mieux encadrer la transformation du quartier : réduction des hauteurs, protection du patrimoine industriel et création du Quartier de l’innovation pour favoriser un milieu diversifié, mixte et mieux aménagé. Ce virage marque une volonté claire de collaborer davantage avec les citoyen·ne·s, les institutions et les acteurs du milieu.

MR‑63 est un organisme caritatif culturel qui a pour mission de (re)découvrir les scènes culturelles d’aujourd’hui, de valoriser le patrimoine, d’explorer des méthodes écologiques avant-gardistes et de promouvoir l’équité territoriale. Son projet s’appuie sur les premières installations temporaires des voitures MR‑63 dans Griffintown et sur son objectif de créer un espace permanent à partir de cet ancien matériel roulant iconique. C'est alors une initiative qui vise à offrir un espace public ancré dans le quartier, conçu pour accueillir des activités culturelles et communautaires.

NĂ© de la collaboration entre MR-63 et le Centre de recherches interdisciplinaires en Ă©tudes montrĂ©alaises (CRIEM), le Laboratoire d’impact MR‑63 – CRIEM – Griffintown rĂ©unit des chercheur·euses universitaires membres du CRIEM, des personnes Ă©tudiantes et des personnes issues de diffĂ©rents milieux de pratique. Ensemble, ces personnes contribuent aux diffĂ©rentes Ă©tapes du cycle de recherche : discuter des enjeux du quartier, dĂ©finir les questions Ă  explorer avec les partenaires, choisir les mĂ©thodes appropriĂ©es, consulter la recherche existante, recueillir et analyser des donnĂ©es de terrain, puis partager les rĂ©sultats avec les communautĂ©s pour Ă©clairer des actions concrètes dans Griffintown. Le Laboratoire offre ainsi un milieu de recherche qui combine connaissances thĂ©oriques et savoirs de terrain, notamment Ă  travers des approches participatives ancrĂ©es dans les pratiques sociales sur le territoire. Le tout favorise l’innovation, la dissĂ©mination des connaissances, la formation de la relève et la prise de dĂ©cision locale. Ce cadre d’apprentissage permet de mieux saisir les facteurs sociaux, environnementaux, spatiaux et Ă©conomiques qui façonnent Griffintown.ĚýĚý


Codirection : Anouk Bélanger et Guillaume Éthier

Coordination scientifique : Stéphan Gervais


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Dempsey, N., Smith, H. et Burton, M. (Dir.). (2014). Place-keeping: open space management in practice. Routledge.

Luka, M. E. (2018). Assembling collaboration in the debris field: From psychogeography to choreographies of assembly. Canadian Theatre Review,Ěývol 176, pp. 41–47.

Shannon, B., Sloane, D. C. et Bray, A. (2023). Co-creative placekeeping in Los Angeles: Artists and communities working together. Routledge.

Toolis, E. E. (2017). Theorizing critical placemaking as a tool for reclaiming public space. American Journal of Community Psychology, vol. 59, no 1–2, pp. 184–199.

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