91Ë¿¹ÏÊÓÆµ

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La posture pourrait influer sur l’humeur et le comportement

À la lumière de ces constats, il y a lieu de s’interroger sur l’influence d’éléments de notre quotidien, par exemple sur la nature ergonomique ou non de notre poste de travail, souligne un chercheur
a woman stretches while sitting at her desk
Image par Getty images.
±Ê³Ü²ú±ô¾±Ã©: 3 August 2026

La posture aurait plus d’influence qu’on le pense sur les émotions et la capacité décisionnelle. C’est du moins ce qui ressort d’une étude récente de l’Université 91Ë¿¹ÏÊÓÆµ. En effet, les sujets qui se tenaient bien droit ont mieux réussi une tâche exigeant la prise de risques et ont fait état d’émotions plus positives que leurs pairs du groupe aux épaules voûtées et du groupe témoin.

Certes, les effets étaient modestes et ont été observés en laboratoire, mais ils n’en témoignent pas moins de l’influence du corps sur l’humeur et le comportement, souligne Jorge Armony, auteur en chef de l’étude et professeur au sein des départements de psychiatrie et de psychologie de l’Université 91Ë¿¹ÏÊÓÆµ.

Une posture imposée... subtilement

Le professeur Armony a collaboré avec Soren Wainio-Theberge, qui a eu l’idée de mener cette étude lors de sa maîtrise et a corédigé l’article. Ils ont recruté près de 200 personnes au sein de la communauté de l’Université 91Ë¿¹ÏÊÓÆµ.

Après avoir demandé aux participants de remplir quelques formulaires à l’ordinateur, les chercheurs leur ont demandé d’accomplir une tâche sur une tablette, soi-disant pour tester une application mobile. Dans certains cas, la tablette se trouvait sur un support posé sur une table réglable, ce qui incitait les sujets à se tenir droit en position assise. Dans d’autres, la tablette était posée à plat sur un bureau plutôt bas, si bien que les sujets devaient se voûter pour l’utiliser.

Les participants ont ensuite été soumis à un test exigeant la prise de risques : les joueurs pouvaient gagner des récompenses en gonflant un ballon virtuel, mais risquaient de tout perdre s’il éclatait. Or, les personnes assises bien droit ont pris plus de risques et ont généralement obtenu des récompenses plus importantes.

« Cela semble indiquer qu’elles n’agissaient pas de manière plus impulsive, mais étaient plutôt plus efficaces dans la prise de risques », explique Jorge Armony.

Les personnes participantes devaient également répondre à un questionnaire. Les sujets du groupe « posture droite » ont fait état d’une plus grande fierté, sentiment associé à une humeur favorable.

Du nouveau en recherche sur la posture

On se demande depuis longtemps si la posture peut influer sur l’état d’esprit; les résultats de cette étude apportent de nouveaux éléments de réponse.

L’équipe de 91Ë¿¹ÏÊÓÆµ a étudié la question en évitant les pièges d’études antérieures sur le sujet.

Ainsi, au lieu d’indiquer aux personnes participantes quelle posture adopter, elle a influencé leur posture à leur insu. Cela a permis d’éviter des critiques formulées par le passé à l’endroit de la recherche sur le power posing (pratique qui consiste à adopter une posture inspirant la puissance et la confiance) : les participants pourraient simplement s’être conformés aux attentes de l’équipe de recherche, ce qui aurait pu influer sur les résultats obtenus. Pendant des entretiens ultérieurs à l’expérience, la plupart des participants ont indiqué qu’ils n’avaient pas eu conscience que leur posture avait été manipulée.

Par ailleurs, les chercheurs ont eu recours à un logiciel vidéo pour mesurer l’angle du cou, lequel rendait compte de la conformité posturale. Rares sont les études dans lesquelles on a mesuré ce paramètre.

Jorge Armony y va toutefois d’une mise en garde : ces résultats ne signifient pas que l’on peut transformer sa vie en changeant de posture. Néanmoins, ils soulèvent des questions intéressantes quant à l’influence de certains éléments du quotidien sur notre humeur et notre comportement, par exemple la nature ergonomique ou non de notre poste de travail.

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L’article « », par Soren Wainio-Theberge et Jorge Armony, a été publié dans le British Journal of Psychology.

³¢â€™Ã©t³Ü»å±ð a été financée par le Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie du Canada et le Conseil de recherches en sciences humaines du Canada.

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