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La réforme du droit des sûretés en France

Vendredi, 16 avril, 2010 12:00à14:00
Pavillon Chancellor-Day 3644, rue Peel, Montréal, QC, H3A 1W9, CA

Conférence de Me Jean-François Riffard, professeur à l’Université d’Auvergne – Clermont I (France). Depuis 2002 Me Riffard est Délégué français auprès du Groupe de travail VI (sûretés réelles) de la CNUDCI (UNCITRAL).

En octobre 2009 il a été consultant auprès de la Banque Mondiale sur la réforme des sûretés dans les pays d’Organisation pour l’harmonisation en Afrique du droit des affaires (OHADA).

La conférence est gratuite, mais il faut confirmer votre présence avant le 14 avril.

Une demande de reconnaissance auprès du Barreau du Québec a été déposée, dans le cadre de la formation continue obligatoire des avocats.

Du café, des jus et des muffins seront servis.

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Alors qu’elle se voulait ambitieuse et novatrice, la réforme d’ensemble du droit français des sûretés a accouché sinon d’une souris, du moins d’un texte bien en deçà de ce que les praticiens, nationaux comme internationaux étaient en droit d’espérer.

En effet, outre le fait que l’ambition du gouvernement de réformer l’ensemble des sûretés par voie d’ordonnance a du être revue à la baisse du fait de l’absence d’habilitation législative générale, force est de constater que le résultat obtenu à travers l’ordonnance du 23 mars 2006, tant en matière de suretés mobilières qu’immobilière est particulièrement décevant sur le plan technique.

Pis, le législateur a par la suite semblé retomber dans ses travers d’antan, choisissant d’abandonner son objectif d’unification ou du moins d’harmonisation du droit des sûretés mobilières, au profit de l’émergence d’un nouveau système concurrent faisant une large place à la fiducie sûreté… amplifiant par la même l’inefficacité de la réforme du gage classique !

Notre exposé se propose de dresser, dans un premier temps, un panorama le plus complet possible du droit des sûretés tel qu’il se présente aujourd’hui suite à ce mouvement de réformes et de dresser un premier bilan de celles-ci, avant d’analyser, dans un deuxième temps, les raisons techniques et politiques du relatif échec de cette entreprise puis d’envisager, en troisième lieu, des propositions de solutions dans une démarche prospective.

Il s’agira aussi de s’interroger sur la question de savoir pourquoi le législateur français a choisi de rester sourd et aveugle face aux exemples étrangers et internationaux de réformes réussies en la matière, pourtant fort nombreux…

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