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Why remedies is not a legal subject in civil(ian) law?

Vendredi, 23 mars, 2012 12:30à14:00
Pavillon Chancellor-Day 3644, rue Peel, Montréal, QC, H3A 1W9, CA

Cette conférence a été accreditée par le Barreau du Québec pour 1,5 heures de formation continue juridique. No d'activité 10042873.

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Cette présentation examinera l'absence de remedies et la primauté des droits en droit civil. Plus précisément, elle vise à déterminer si le concept de remedy est absent du droit civil (en mettant l'accent sur le droit français), ou si c'est seulement le langage des remedies qui est manquant. L'hypothèse de la Dre Sefton-Green est que le concept n'existe pas en droit civil. Le droit civil, ne peut donc penser en termes de remedies et ne connait donc pas cette classification juridique. Si tel est le cas, cette disparité est intégrée de manière conceptuelle et cette différence n'est pas simplement une question de langage.

De plus, si les remedies sont absents, que cela signifie-t-il sur la nature des droit (droits subjectifs) en droit civil ? Des inférences peuvent-elles être tirées en ce qui a trait à la relation entre droits et obligations? Si les remedies sont absents, cela indique-t-il que les wrongs sont également absents? Y a-t-il une manière de comprendre le tout sans tourner en rond?

Enfin, cette quête pour les remedies en droit civil est inévitablement liée à un examen de la relation binaire entre les parties (et leurs droits respectifs) en droit privé et la relation triangulaire entre les parties et le juge. La prééminence des droits et l'absence des remedies en droit civil, en regard de la présence des remedies en common law, aura nécessairement un impact sur la manière d'envisager ces relations.

À propos de la conférencière

Ruth Sefton-Green est solicitor en Angleterre et avocate en France. Elle est Maître de conférences en droit privé comparé à l'École de droit de la Sorbonne, Université Paris 1 (Panthéon-Sorbonne) où elle a obtenu son doctorat (PhD, 1997), et est associée à l'Unité mixte de Recherche (UMR) de droit comparé de Paris. Elle sera professeure invitée (Boursière Wainwright senior) à l'Université 91Ë¿¹ÏÊÓÆµ au semestre d'hiver 2012.

Elle enseigne principalement le droit des obligations comparé, ainsi que des cours d'introduction à des systèmes de droit étrangers avec une approche comparatiste. Sa thèse, intitulée « La notion d'obligation fondamentale: comparaison franco-anglaise » (LGJD, 2000) s'est méritée le prix Levy-Ullmann de droit comparé. Elle a également publié, en tant que directrice, un ouvrage de la série Common Core of European Private Law intitulé « Mistake, Fraud and Duties to Inform in European Contract Law » (Cambridge University Press, 2005), publié à nouveau en livre broché (Cambridge University Press, 2008). Elle a contribué en tant que rapporteur dans d'autres ouvrages de Common Core of European Private Law, et a été membre active du Study Group for Social Justice in European Private Law, dont le manifeste a été publié dans le European Law Journal (2004), et traduit dans la Revue trimestrielle de droit civil (2005). Elle a écrit et co-écrit de nombreux articles dans des revues et ouvrages juridiques français et anglais sur des thèmes et enjeux relatifs au droit comparé en général, au droit des obligations comparé et au droit privé européen.

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