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2023: Mini-conférence BLG sur la recherche étudiante

Le 6 mars 2023, de 13h00 à 14h30, Salles de conférence, 3674-3690 rue Peel

PrĂ©sentĂ©e par Borden Ladner Gervais, le Centre Paul-AndrĂ© CrĂ©peau de droit privĂ© et comparĂ© et la FacultĂ© de droit de 91ËżčÏÊÓÆ”, cette mini-confĂ©rence vise Ă  exposer les travaux de recherche et Ă  partager les idĂ©es de plusieurs Ă©tudiants et Ă©tudiantes de la FacultĂ© avec leurs collĂšgues, les membres du corps professoral et des avocats de Borden Ladner Gervais.

Les personnes prĂ©sentes ont eu l'occasion d'entendre les confĂ©renciers et les modĂ©rateurs suivants:Ìę

Mario Michas – The Evolution of Vicarious Liability and the Taschereau-Mignault Debate. ModĂ©rateur Prof. Mark Antaki.

Arnaud Desrochers – Identifier par le nom, et non par l’identitĂ© de genre : Revoir l’identification des personnes au sein de l’état civil quĂ©bĂ©cois. ModĂ©rateur : Prof. JĂ©rĂ©my Boulanger-Bonnelly.

Khaled Hassoun – Smart Contracts: Legally Binding or Just Another Fancy Computer Code. ModĂ©rateur Me François Hawkins.

Marie-Laure Dufour – L’État est-il propriĂ©taire ou gardien des biens publics? Analyse de la prĂ©rogative d’exclusion par la judiciarisation. ModĂ©ratrice. Prof. Konstanze von SchĂŒtz.

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2018 : AccĂšs Ă  la terre et enjeux sociaux

Le 16 mars 2018 s’est tenu un colloque international interdisciplinaire qui a permis Ă  des chercheurs d’aborder problĂ©matiques d’accĂšs Ă  la terre par le biais de disciplines variĂ©es, soit l’anthropologie, la criminologie, le droit, les Ă©tudes fĂ©ministes, les Ă©tudes urbaines et la gĂ©ographie.

Autour de la terre se tissent des processus d’accession, d’exclusion ou de contrĂŽle. Ces pratiques dĂ©terminent qui sont les titulaires de ces droits d’accĂšs et comment ils se dĂ©ploient. Au-delĂ  de l’encadrement juridique de l’accĂšs Ă  la terre, diffĂ©rents ordres normatifs peuvent entrer en conflit. Le colloque avait pour objectif d’examiner, dans un premier temps, comment certains facteurs, tels le genre ou les situations de minorisation, se nouent aux enjeux d’accĂšs Ă  la terre, puis dans un deuxiĂšme temps, comment cet accĂšs Ă  la terre sert Ă  poser un Ă©clairage nouveau sur ces questions sociales. Comment ces rencontres et ces frictions informent, protĂšgent ou limitent-elles le droit d’accĂ©der Ă  la terre ou au territoire ? Quelles tensions naissent entre les titulaires et les non-titulaires de droits d’accĂšs ?

Le colloque a pris la forme de trois panels. Lors du premier, autour de la thĂ©matique d’accĂšs Ă  la terre et de prĂ©caritĂ©, l’auditoire a entendu le professeur Nicholas Blomley (Simon Fraser University), la professeure BĂ©atrice Kan-Balivet (UniversitĂ© Jean Moulin Lyon 3) ainsi que la professeure Bipasha Baruah (Western University). Les professeures Kirsten Anker (UniversitĂ© 91ËżčÏÊÓÆ”), Kerry Sloan (UniversitĂ© 91ËżčÏÊÓÆ”) et le professeur Soth Sang Bonn (Royal University of Law and Economics) ont pris la parole lors du deuxiĂšme panel portant sur l’accĂšs Ă  la terre et les identitĂ©s. Enfin, le dernier panel, articulĂ© autour des idĂ©es d’accĂšs Ă  la terre et de territorialitĂ©, a permis d’entendre les professeures Sabrina Doyon (UniversitĂ© Laval), HĂ©lĂšne BĂ©langer (UQÀM) et Idil Atak (Ryerson University).

2017 : Repenser les paradigmes : quel avenir pour l'approche transsystémique du droit?

Le 1er mai 2017, le Centre a tenu un colloque d’une journĂ©e sur l’approche transystĂ©misme et son avenir. Cet Ă©vĂ©nement a ponctuĂ© la rĂ©flexion facultaire sur l’approche thĂ©orique qu’elle met de l’avant depuis les dĂ©buts du programme B.C.L./LL.B. Tous et toutes ont saisi cette chance de repenser l’enseignement transsystĂ©misme dans le contexte oĂč les frontiĂšres juridictionnelles semblent avoir perdu leur importance.

L'auditoire d’environ soixante-dix professeurs et praticiens a pu entendre les confĂ©renciĂšres et confĂ©renciers suivants:

  • Le professeur Pascal Ancel,ÌęUniversitĂ© du Luxembourg
  • Le professeur Mark Antaki,ÌęUniversitĂ© 91ËżčÏÊÓÆ”
  • L'honorable Jeffrey Edwards,ÌęCour du QuĂ©bec
  • La professeure Hadley Friedland,ÌęUniversitĂ© de l'Alberta
  • La professeure Pascale Fournier,ÌęUniversitĂ© d'Ottawa
  • Le professeur Richard Janda,ÌęUniversitĂ© 91ËżčÏÊÓÆ”
  • La professeure Rosalie Jukier,ÌęUniversitĂ© 91ËżčÏÊÓÆ”
  • Le professeur Daniel Jutras,ÌęUniversitĂ© 91ËżčÏÊÓÆ”
  • Le professeur Giorgio Resta,ÌęUniversitĂ© Rome Trois
  • La professeure Shauna Van Praagh,ÌęUniversitĂ© 91ËżčÏÊÓÆ”
  • Le professeur FrĂ©dĂ©ric ZĂ©nati-Castaing,ÌęUniversitĂ© Jean Moulin Lyon 3

2016 : 40e anniversaire du Centre

Le Centre Paul -AndrĂ© CrĂ©peau de droit privĂ© et comparĂ© a accueilli un colloque cĂ©lĂ©brant le 40e anniversaire du CentreÌęvendredi le 12 fĂ©vrier 2016 de 13 h Ă  17 h 30,Ìęsuivi d'un vin d'honneur Ă  la FacultĂ© de droit de l'UniversitĂ© 91ËżčÏÊÓÆ”.

Cet Ă©vĂšnement a rĂ©uni six confĂ©renciers de chacune des facultĂ©s de droit civil quĂ©bĂ©cois autour de la thĂ©matique «ÌęLa responsabilitĂ© de la doctrineÌę» :

  • Aurore Benadiba, UniversitĂ© Laval : Une responsabilitĂ© rĂ©flexive de la doctrine
  • Élise Charpentier, UniversitĂ© de MontrĂ©al : De la nĂ©cessaire impunitĂ© de la doctrine
  • Vincent Forray, UniversitĂ© 91ËżčÏÊÓÆ” : La responsabilitĂ© du fait politique de la doctrine
  • SĂ©bastien Grammond, UniversitĂ© d'Ottawa : La doctrine, une obligation ?
  • Derek McKee, UniversitĂ© de Sherbrooke : The Positivization of a Corrective Justice Approach to Tort Law
  • Anne Saris, UQAM : Les doctrinaires en prise avec le droit vivantÌę: quelles responsabilitĂ©s ?

L'intégralité du programme ainsi que les résumés des contributions sont disponibles dans le document ci-joint: IcÎne PDF 40e_anniversaire.pdf

À cette occasion, un concours d'affiche scientifique ouvert aux Ă©tudiants en droit des six facultĂ©s de droit civil quĂ©bĂ©cois a Ă©tĂ©ÌęlancĂ©. Les modalitĂ©s de participations sont mentionnĂ©es dans le document ci-joint: IcĂŽne PDF poster_competitionconcours_affiche_scientifique.pdf

Séminaires d'été

Séminaire 2023

Mathias Boussemart, «Vis formÊ. La formalisation des normes juridiques sous la Révolution ». Le jeudi 27 juillet 2023, de 12h30 à 13h30, Webinaire

Plus de deux siĂšcles de rĂ©cits et dĂ©bats lui Ă©tant consacrĂ©s n’auront pas suffi Ă  trancher l’hĂ©ritage juridique de la RĂ©volution française. ProfondĂ©ment novatrices, les crĂ©ations lĂ©gislatives rĂ©volutionnaires connurent de facto une effectivitĂ© toute relative et une cohĂ©rence parfois discutable ; ce furent pourtant plus de vingt-mille dĂ©crets qui sortirent des presses de l’imprimeur officiel des assemblĂ©es rĂ©volutionnaires, des centaines de jugements du tout jeune Tribunal de cassation envoyĂ©s aux tribunaux du pays entier, d’innombrables missives et ordres administratifs dissĂ©minĂ©s Ă  travers la France
 Cette abondance rĂ©vĂšle non seulement une rĂ©flexion intense sur les rĂšgles de l’État rĂ©volutionnaire, mais surtout un formidable foisonnement de la production juridique tangible.

En s’appuyant sur divers artefacts (affiches, sceaux, frontispices gravĂ©s
), ce projet doctoral s’intĂ©resse aux rĂšgles formelles qui s’établissent au cours de cette pĂ©riode. De nouveaux principes (lisibilitĂ© et connaissance du droit par tous·tes) et des enjeux inĂ©dits (lĂ©gitimation et efficacitĂ© du nouvel État) vont pousser les rĂ©volutionnaires Ă  repenser le droit dans ses formes, lĂ©guant ainsi un hĂ©ritage juridique bien plus prĂ©gnant qu’il n’y paraĂźt. En revenant en dĂ©tail sur cette problĂ©matique ainsi que le corpus qui lui sert de fondement, nous proposons ici de prĂ©senter les premiers jalons de cette recherche qui commence Ă  peine.

Chris Irwin, « Corporate Purpose and the Need for Power Reallocation in Repurposing the Corporate Form Le mardi 8 août 2023, de 12h30 à 13h30, Webinaire.

(En anglais) This paper is about the debate over corporate purpose and recent legislative proposals on this topic. It first outlines the debate somewhat, before situating it within a view of the corporation as a legal form whose purpose and structure can change and be changed over time. It then elaborates on two views of corporate purpose: 1) the view that corporations in general should serve stakeholders, and 2) the different but related view that corporations individually should have a defined purpose. This paper brings these two strands together, as a clear statement of purpose is a way to give stakeholder-centric governance some structure and direction, and then analyzes some proposed reforms to corporate law that aim to move companies in this purpose-based direction.

Finding downsides in the main enforcement mechanisms, Irwin’s paper turns to the distribution of power within the corporation as a key limiting issue that shapes what purposes corporations will pursue. It then proposes that truly changing corporate purpose would require a redistribution of power within the corporation to truly allow stakeholders to participate in decision-making and draw inspiration from cooperative enterprises and from models of the corporation as a commons.

Séminaire 2022

Mario Michas, Vicarious Liability: How Legal History Legitimizes Axa, le 18 août 2022, 12:30-13:30, en ligne.

(En anglais seulement) The presentation will explore how recent Quebec case law on vicarious liability accepting Bazley v. Curry is legitimate according to legal history. By looking at the evolution of vicarious liability from Roman law to its development through the middle ages to the current state of the law, the presentation will show how the comparative and transsystemic analysis in Axa Assurances v. Groupe de Sécurité Garda is legitimate. The presenter will argue that Axa and its approach are not a threat to Quebec Civil Law, but rather are part of a wider movement favoring greater interaction and dialogue between the two traditions.

Mario Michas is a graduate of Vanier College in Honours Social Science, Law and Society. He is an incoming second year student at the 91ËżčÏÊÓÆ” Faculty of Law in the B.C.L./J.D. program. He is also a research assistant at the Paul-AndrĂ© CrĂ©peau Center for Private and Comparative Law and a faculty representative at the student section of the Quebec Division of the Canadian Bar Association as well as a contributor for the Montreal Gazette, Le DĂ©lit and the Quid Novi. His interests include private law, extra-contractual obligations, legal history, constitutional law, constitutional history, the history of judicial institutions and the interactions between the civil and common law.

Alexandrine Lahaie, ÉgalitĂ© en droit canadien : complexitĂ©s catĂ©goriques et thĂ©ories fĂ©ministes, le 16 aoĂ»t 2022, 12:30-13:30, en ligne.

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Au Canada, l’égalitĂ© rĂ©elle est la ‘norme fondamentale’ de la protection contre la discrimination de la Charte canadienne des droits et libertĂ©s (la « Charte »). Pourtant, pour certaines femmes victimes de discrimination, il existe encore des barriĂšres Ă  la pleine atteinte de l’égalitĂ©. En effet, l’énumĂ©ration de motifs de discrimination Ă  l’article 15(1) de la Charte favorise une approche par catĂ©gorie dans l’interprĂ©tation de cette disposition. Les motifs de discrimination ont ainsi tendance Ă  ĂȘtre considĂ©rĂ©s en silos, ce qui nuit Ă  une vĂ©ritable analyse intersectionnelle. De plus, cette approche peut mener Ă  l’effacement du genre dans l’analyse de la discrimination. Des thĂ©ories fĂ©ministes contribuent Ă  la mise en lumiĂšre des implications de l’approche par catĂ©gorie pour les femmes.Dans cette confĂ©rence, je vais d’abord exposer cette problĂ©matique au regard de la littĂ©rature. Ensuite, je vais aborder plus particuliĂšrement trois dĂ©cisions de la Cour suprĂȘme afin d’illustrer les effets de l’approche par catĂ©gorie sur les discriminations ayant une dimension genrĂ©e. Enfin, je vais me pencher sur ce que certaines thĂ©ories fĂ©ministes critiques de l’essentialisme du genre apportent Ă  cette analyse.

Alexandrine Lahaie est candidate Ă  la maĂźtrise en droit avec mĂ©moire de l’UniversitĂ© 91ËżčÏÊÓÆ”. Sa recherche est axĂ©e sur le droit Ă  l’égalitĂ©, les discriminations genrĂ©es ainsi que les Ă©tudes fĂ©ministes.ÌęAprĂšs avoir effectuĂ© un baccalaurĂ©at en droit Ă  l’UniversitĂ© de MontrĂ©al, Alexandrine a complĂ©tĂ© la formation de l’École du Barreau du QuĂ©bec ainsi qu’un stage en litige Ă  la Direction du Contentieux de MontrĂ©al du Procureur gĂ©nĂ©ral du QuĂ©bec.ÌęAlexandrine a Ă©tĂ© assistante de recherche pour des professeur∙e∙s dans divers domaines de droit tels que droit autochtone, droit constitutionnel, humanitĂ©s juridiques ou droit Ă  l’égalitĂ©.

David D’Astous, L'introduction de la thĂ©orie civiliste de l'abus de droit contractuel en common law : quelles difficultĂ©s?, le 9 aoĂ»t 2022, 12:30-13:30, en ligne.

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Dans le dialogue entre le droit civil et la common law, enrichi par la jurisprudence de la Cour suprĂȘme du Canada, les traditions juridiques se nourrissent l’une de l’autre, de sorte qu’une solution dans l’une peut influencer les dĂ©veloppements de l’autre. L’émergence en common law du principe directeur de la bonne foi en matiĂšre contractuelle, puis la dĂ©duction sous ce principe de l’obligation d’exĂ©cution honnĂȘte et son expansion pour inclure une norme de conduite aux parties dans l’exercice de leurs droits contractuel forment l’illustration la plus rĂ©cente de l’interaction entre les systĂšmes juridiques Ă  la Cour suprĂȘme.L’introduction de la thĂ©orie civiliste de l’abus de droit contractuel au sein de la common law ne peut cependant ĂȘtre faite sans heurts. Il ne s’agit pas ici de soutenir que le droit canadien doive rester figĂ© en matiĂšre d’abus de droit contractuel, mais bien de mettre en lumiĂšre, Ă  la lueur du droit comparĂ©, les difficultĂ©s qui dĂ©coulent de cette pĂ©rilleuse entreprise. Aussi des ajustements s’imposent-ils pour adapter l’abus de droit contractuel au systĂšme de common law et Ă©viter les rĂ©percussions inopportunes en droit civil quĂ©bĂ©cois, dans le respect de la logique structurelle et de la mĂ©thode propre Ă  chacun des systĂšmes juridiques.

David D'Astous est rĂ©cemment graduĂ© du baccalaurĂ©at en droit de l'UniversitĂ© 91ËżčÏÊÓÆ”. Il dĂ©tient un Certificat sur les Ɠuvres marquantes de la culture occidentale de l'UniversitĂ© Laval. Il est chercheur au Centre Paul-AndrĂ© CrĂ©peau de droit privĂ© et comparĂ© depuis 2020. Inscrit Ă  la formation professionnelle du Barreau du QuĂ©bec, il rĂ©alisera en 2023 un stage auprĂšs de la juge Suzanne CĂŽtĂ© Ă  la Cour suprĂȘme du Canada.

Jean-FrĂ©dĂ©ric HĂŒbsch,ÌęA children’s rights-based approach to fairness in school decision-making, le 3 aoĂ»t 2022, 12h30-13h30, en ligne.

flyer with descriptive text for the event

(En anglais seulement) Democracy implies both citizen participation in the life of the state and that the state is accountable to citizens for its actions. Public schools in Canada are, among other things, intended to help socialize children into democratic society. However, the processes that govern decision-making in schools are generally designed by and for adults, and often disregard children’s experiences as citizens in society. What, then, might child-focused decision-making processes look like in the public education context?This seminar explores public schools as statutory bodies with a duty to act fairly, places for experiencing rights, and environments for children’s participation in democratic society. It will begin with an examination of administrative law and of administrative justice in public education (mostly in Ontario, with some comparisons to Quebec and British Columbia). It will then look to the United Nations Convention on the Rights of the Child as a starting point for a children’s rights-based approach to decision-making in schools. It will conclude on an interdisciplinary note by touching on pedagogical theories that could support educators in ensuring their decision-making respects children’s rights.

Jean-FrĂ©dĂ©ric HĂŒbsch is a doctoral student at the University of Ottawa’s Faculty of Law and is a member of the University’s Interdisciplinary Research Laboratory on the Rights of the Child. His doctoral research lies at the intersection of administrative law, democratic pedagogies, and rights-respecting research with children.

Autres événements

2018 : La quĂȘte de la vĂ©ritĂ© en droit : quelles rĂ©alitĂ©s?

Vendredi 9 fĂ©vrier 2018 – de 14h00 Ă  16h00

FacultĂ© de droit, UniversitĂ© 91ËżčÏÊÓÆ” - Nouveau Pavillon Chancellor-Day, salle 312

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De par son devoir de conseil, le notaire doit pouvoir informer au mieux les parties dans le cadre d’une transaction. Il pĂšse donc sur lui tout naturellement une responsabilitĂ© professionnelle d’information et de conseil impartial. La rĂ©cente affaire Ostiguy c. Allie (2017 CSC 22), en ce qu’elle opposait la prĂ©somption d’existence de droit des titres publiĂ©s Ă  la prescription acquisitive, illustre les tensions susceptibles d’émerger entre le devoir d’informations et la quĂȘte de vĂ©ritĂ© du notaire. Certaines pratiques rĂ©centes tĂ©moignent Ă©galement du fait que l’on exige de plus en plus du notaire d’ĂȘtre le garant de la vĂ©ritĂ©, une charge que l’on n’exige pourtant pas d’autres professionnels. Alors qu’on aime rĂ©pĂ©ter et enseigner, Ă  raison, que le notaire n’est pas un juge et ne peut trancher ni des litiges ni des questions de droit litigieuses, pourquoi en vient-on Ă  lui demander d’ĂȘtre garant de la vĂ©ritĂ©, comme pourrait l’ĂȘtre un juge en rendant une dĂ©cision? Est-ce parce que tous deux produisent un acte authentique (art. 2814 C.c.Q.)? Est-ce dĂ» Ă  son rĂŽle d’officier public et Ă  son impartialitĂ©? Cela pose Ă©galement la question des enjeux de l’exercice de la fonction notariale aujourd’hui. La mise en lumiĂšre de cette situation sous l’angle du droit notarial vise essentiellement Ă  ouvrir une discussion plus large quant aux difficultĂ©s associĂ©es Ă  la recherche de la vĂ©ritĂ© pour les professionnels du droit.

Cette confĂ©rence organisĂ©e en collaboration par le Centre Paul-AndrĂ© CrĂ©peau de droit privĂ© et comparĂ© de l’UniversitĂ© 91ËżčÏÊÓÆ”, la Chaire du notariat de l’UniversitĂ© de MontrĂ©al et le Groupe de recherche en droit privĂ© de l’UniversitĂ© du QuĂ©bec Ă  MontrĂ©al.

2017 : Table ronde « Perspectives sur le droit de la famille contemporain » et lancement du Dictionnaire de droit privĂ© et lexiques bilingues — Les familles

Le 13 fĂ©vrier 2017, le Centre Paul-AndrĂ© CrĂ©peau de droit privĂ© et comparĂ© a organisĂ©, en collaboration avec la Chaire du notariat de l’UniversitĂ© de MontrĂ©al, une table ronde intitulĂ©e « Perspectives sur le droit de la famille contemporain »

Cet Ă©vĂ©nement fut l’occasion de se pencher sur notre droit de la famille, sa situation et son Ă©volution, et ce dans un contexte tout Ă  fait appropriĂ© considĂ©rant le rapport rĂ©cent du ComitĂ© consultatif sur le droit de la famille.

Participantes :

  • Me Brigitte Binette, avocate et mĂ©diatrice familiale, Binette Carignan, avocats
  • L'Honorable Eva Petras, Cour supĂ©rieure du QuĂ©bec
  • Me RĂ©gine Tremblay, avocate et candidate au doctorat (UniversitĂ© de Toronto)
  • Me Maryse Messier, notaire et mĂ©diatrice

Modératrice :
Me Audrée Sirois, notaire et chercheuse au Centre Paul-André Crépeau de droit privé et comparé

La table ronde a Ă©tĂ© suivie du lancement des ouvrages suivants : Dictionnaire de droit privĂ© et lexiques bilingues – Les familles / Private Law Dictionary and Bilingual Lexicons – Family et Robert Leckey (dir.), Marital Rights (Routledge, 2017).

2016 : Échanges sur le droit des biens japonais

18 novembre 2016, 11h00 - 12h30, salle Stephen Scott (salle 16), Pavillon Chancellor-Day

Le 18 novembre dernier, le Centre CrĂ©peau a organisĂ© une confĂ©rence intitulĂ©e «ÌęÉchanges sur le droit des biens japonais ».

M. le Doyen Naoya Katayama de la FacultĂ© de droit de l’UniversitĂ© Keiƍ, le Professeur Naoki Kanayama (FacultĂ© de droit, UniversitĂ© Keiƍ), et le Professeur Hidenari Kou (UniversitĂ© de Kanazawa) ont discutĂ© des notions de chose et de bien, de la notion de possession, ainsi que de l’administration des biens et de son rĂ©gime juridique en droit japonais.

2016 : Things, rights and animals : La situation juridique de l'animalÌęau QuĂ©bec

AnimauxMardiÌęleÌę8 mars 2016, 17h00 Ă  18h30

FacultĂ© de droit de l'UniversitĂ© 91ËżčÏÊÓÆ” (Tribunal-Ă©cole Maxwell-Cohen, salle 100)

En collaboration avec la Chaire du notariat de l’UniversitĂ© de MontrĂ©alÌęet le Student Animal Legal Defense Fund de l’UniversitĂ© 91ËżčÏÊÓÆ”, le Centre Paul-AndrĂ© CrĂ©peau de droit privĂ© et comparĂ© organisa une table ronde intitulĂ©eÌęThings, Rights and Animals: La situation juridique de l’animal au QuĂ©bec.

Dans la foulĂ©e de l’adoption, en dĂ©cembre dernier, du projet de loi n°54 relatif Ă  la rĂ©forme de la situation juridique de l’animal, il semblait opportun de s’interroger sur la vĂ©ritable portĂ©e du changement de statut de ce dernier et de son impact sur la cohĂ©rence interne du Code civil.Ìę

Cet Ă©vĂ©nement rĂ©unissait trois panĂ©listes, soit GaĂ«le Gidrol-Mistral ( UQAM ), Alexandra Popovici ( Centre CrĂ©peau )Ìęet Lionel Smith ( 91ËżčÏÊÓÆ” ), avec la participation de Daniel Weinstock ( 91ËżčÏÊÓÆ” )Ìę Ă  titre de modĂ©rateur.

2015 : QuatriÚme congrÚs international de la WSMJJ: « Le chercheur, le professeur, le juge et le juriste dans une juridiction mixte »

La World Society of Mixed Jurisdiction Jurists aÌętenuÌęson QuatriĂšme CongrĂšs InternationalÌęĂ  l’UniversitĂ© 91ËżčÏÊÓÆ” (MontrĂ©al, Canada). Le CongrĂšs a dĂ©butĂ©Ìęavec une confĂ©rence suivie d’une rĂ©ception le 24 juin en soirĂ©eÌęjusqu’au 26 juin 2015.

Le thĂšme de ce congrĂšs a Ă©tĂ©Ìę« Le chercheur, le professeur, le juge et le juriste dans une juridiction mixte ».

Le programme estÌędisponible ici: IcĂŽne PDF finale_schedule_22_juin.pdf

Les juridictions mixtes, comme elles sont traditionnellement perçues, se situent Ă  l’intersection de la tradition de la Common law et de la tradition civiliste. Elles comprennent souvent d’autres droits, comme le droit ethnique ou le droit religieux. Riches du point de vue de l’histoire du droit et du pluralisme juridique, elles sont souvent vues comme des laboratoires naturels de droit comparĂ©.

Les lois, les mĂ©thodes et les institutions des juridictions mixtes reflĂštent inĂ©vitablement la prĂ©sence de diffĂ©rentes traditions rivalisant pour la suprĂ©matie ou demandant la rĂ©conciliation. La complexitĂ© accrue des juridictions mixtes donne lieu Ă  des exigences particuliĂšres pour la formation des juges, des juristes et du personnel des tribunaux, l’enseignement du droit privĂ©, la recherche scientifique et la rĂ©forme du droit. Dans quelle mesure ces dĂ©fis ont-ils Ă©tĂ© relevĂ©s par les parties prenantes des juridictions mixtes? Nous proposons d’explorer ces questions.

Le congrĂšs Ă©taitÌęorganisĂ© par la World Society of Mixed Jurisdiction Jurists, la FacultĂ© de droit de l'UniversitĂ© 91ËżčÏÊÓÆ” et le Centre Paul-AndrĂ© CrĂ©peau de droit privĂ© et comparĂ©. Cet Ă©vĂšnement fut financĂ© parÌęBorden Ladner Gervais en Droit PrivĂ© et ComparĂ©.

2012 : Le droit hors d'État

Les 28-29 septembre 2012, le Centre CrĂ©peau de droit privĂ© et comparĂ© et la FacultĂ© de droit Ă©taient les hĂŽtes de la confĂ©renceÌęLe droit hors d'État? L'avenir de la discipline.

Ce colloque s'est avĂ©rĂ© un Ă©vĂšnement intellectuellement stimulant et une occasion prĂ©cieuse pour la rĂ©flexion sur des questions d'une importance fondamentale. Vous pouvez lire dans l'Ă©dition d'octobre 2012 de Focus onlineÌęet consulterÌęles travaux de la confĂ©rence . Voyez le programme ici:ÌęFichier Le droit hors d'Ă©tat

2010 : La fiducie dans tous ses États

The Worlds of the Trust

> The Worlds of the TrustLe Centre de recherche en droit privĂ© et comparĂ© du QuĂ©bec (maintenant le Centre Paul-AndrĂ© CrĂ©peau de droit privĂ© et comparĂ©) a tenu une confĂ©rence intitulĂ©e « La fiducie dans tous ses États/The Worlds of the Trust », du 23 au 25 septembre 2010 Ă  la FacultĂ© de droit de l’UniversitĂ© 91ËżčÏÊÓÆ”.

Pendant longtemps, la fiducie a Ă©tĂ© dĂ©peinte comme relevant d’une logique Ă©trangĂšre au gĂ©nie du droit des biens de tradition civiliste. Toutefois, tandis que des institutions s’apparentant au trust de common law se multiplient et se dĂ©veloppent dans les juridictions dotĂ©es d’un droit des biens civiliste, la thĂšse de l’incompatibilitĂ© de la fiducie et du droit civil apparaĂźt de moins en moins vraisemblable. Cette confĂ©rence avait pour objectif d’explorer les multiples façons dont les juridictions civilistes et mixtes se sont appropriĂ©es la fiducie, et ce dans le but de permettre Ă  des juristes issus de juridictions diverses d’affiner leur comprĂ©hension de cette institution juridique d’importance grandissante.

Cette confĂ©rence se voulait un nouveau point de dĂ©part pour l’étude comparative de la fiducie. Vingt exposĂ©s ont prĂ©sentĂ©s, sur des sujets touchant la nature et le fonctionnement de la fiducie dans les systĂšmes mixtes et civilistes. Les exposĂ©s principaux ont l’objet de commentaires de la part d’experts de la fiducie de common law. Les actes de la confĂ©rence seront publiĂ©s dans les mois Ă  venir.

Consultez le programme détaillé : Program - The Worlds of the Trust [pdf]

Pour commémorer cette conférence, le Centre a récemment publié un livre intitulé .

Conférenciers, notamment

  • François BarriĂšre, UniversitĂ© Paris-II (PanthĂ©on-Assas);
  • Alexandra Braun, Oxford University;
  • François du Toit, University of the Western Cape, RĂ©publique d’Afrique du Sud;
  • Thomas Gallanis, University of Iowa;
  • George Gretton, University of Edinburgh;
  • Lusina Ho, University of Hong Kong;
  • M. le juge Nicholas Kasirer, Cour d’appel du QuĂ©bec;
  • Paul Matthews, King's College London.

Commentateurs, notamment :

  • Gregory Alexander, Cornell Law School;
  • Aline Grenon, UniversitĂ© d’Ottawa;
  • John Langbein, Yale Law School;
  • Ben McFarlane, Oxford University;
  • Tina Piper, UniversitĂ© 91ËżčÏÊÓÆ”;
  • Lionel Smith, UniversitĂ© 91ËżčÏÊÓÆ”;
  • Donovan Waters, University of Victoria (Professeur Ă©mĂ©rite).

Le Centre remercie la Fondation du American College of Trust and Estate Counsel, le MinistĂšre du DĂ©veloppement Ă©conomique, de l’Innovation et de l’Exportation du QuĂ©bec, et le Conseil de recherches en sciences humaines du Canada pour le support financier qu’ils ont apportĂ© Ă  l’organisation de la confĂ©rence.

2009 : Mythes et métaphores

Le Centre de recherche en droit privĂ© et comparĂ© du QuĂ©bec (maintenant le Centre Paul-AndrĂ© CrĂ©peau de droit privĂ© et comparĂ©) a eu le plaisir de prĂ©senter trois sĂ©minaires sur droit privĂ© et de la propriĂ©tĂ© intellectuelle, les « Mythes & MĂ©taphores ». Pour plus d'information visitez le site web du . Voyez le programme ici:ÌęFichier Programme - mythes et mĂ©taphores

2006 : Atelier Terminologie et modÚles propriétaires au XXIe siÚcle

Workshop speakers in the Common Room

Le Centre organisait un atelier sur le thĂšme “Terminologie et modĂšles propriĂ©taires au XXIe siĂšcle”, les 21 et 22 septembre 2006.

Le principal objectif de l’atelier Ă©tait de faire Ă©tat des questionnements terminologiques et linguistiques relativement aux modĂšles propriĂ©taires au XXIe siĂšcle. Cet atelier se situe dans le prolongement d’une collaboration, dĂ©jĂ  entamĂ©e, avec le Centre National de la Recherche Scientifique (C.N.R.S.-C.E.C.O.J.I., Paris).

L’atelier visait Ă©galement Ă  favoriser la rĂ©flexion sur l’avenir du droit privĂ© canadien dans une optique bilingue et bijuridique, en mĂȘme temps que le dĂ©veloppement d’échanges entre diffĂ©rents systĂšmes juridiques, ainsi que la collaboration entre universitĂ©s canadiennes et Ă©trangĂšres. Une telle rĂ©flexion devrait en outre permettre d’amĂ©liorer et de dĂ©velopper des outils pĂ©dagogiques dans une perspective d’enseignement transsystĂ©mique.

Voyez le programme ici:ÌęFichier terminologie_et_modeles_proprietaires_au_xxie_siecle_fr.docx

Un article réalisé à partir de cet atelier sera publié dans une édition spéciale de la Revue générale du droit à la fin de l'année 2008.

2005 : Colloque du trentenaireÌę- Regards croisĂ©s sur le droit privĂ©


Programme: Regards croisés sur le droit privé [pdf]
22 et 23 septembre, 2005

2005 marquait le trentiÚme anniversaire du Centre de recherche en droit privé et comparé du Québec (maintenant le Centre Paul-André Crépeau de droit privé et comparé). Pour l'occasion, le Centre a tenu un colloque autour du domaine qui a fait sa renommée : le droit privé.

Droits extrapatrimoniaux, patrimoine d'affectation, liens intimes, droits dans le bien d'autrui et droit international privé ont passé, tour à tour, sous la lorgnette d'un jeune chercheur du Centre et d'un invité, plus expérimenté.

AnimĂ©s par l'ouverture d'esprit et la convivialitĂ© caractĂ©risant le Centre, ces chercheurs appartenant Ă  deux gĂ©nĂ©rations de juristes ont donc posĂ© leur regard sur une mĂȘme thĂ©matique afin d'en nourrir la rĂ©flexion et de tĂ©moigner de la diversitĂ© des dĂ©marches dans l'analyse du droit privĂ©.

L'émergence d'une communauté universitaire aux orientations intellectuelles multiples est certainement un acquis trÚs précieux des trente derniÚres années. Cette nouvelle doctrine, si l'on peut la qualifier ainsi, n'est certes pas apparue spontanément, en rupture avec les générations de juristes qui l'ont précédée. Elle s'inscrit plutÎt dans le mouvement amorcé par les anciens, un mouvement qui a amené, au sein du droit privé, des réformes partielles, une recodification profonde et un nouvel arrimage avec le droit privé fédéral grùce aux travaux récents d'harmonisation.

En sĂ©ance de clĂŽture, Christian Atias d’Aix-en-Provence a proposĂ© une rĂ©flexion sur la doctrine civiliste et son Ă©volution au cours des derniĂšres dĂ©cennies. Auparavant, Paul-AndrĂ© CrĂ©peau, professeur Ă©mĂ©rite et fondateur du Centre, nous avait livrĂ© une rĂ©flexion sur la dĂ©finition lĂ©gislative du contrat (art. 1378 al. 1er C.civ.) et Nicholas Kasirer avait traitĂ© de la terminologie relative au dĂ©lit en droit civil.

Pour commĂ©morer cette confĂ©rence, le Centre a rĂ©cemment publiĂ© un livre intitulĂ© Thirtieth Anniversary Conference 1975-2005 Cross-Examining Private Law / Colloque du Trentenaire 1975-2005 Regards croisĂ©s sur le droit privĂ© (Cowansville: Les Éditions Yvon Blais Inc., 2008).

Le Centre CrĂ©peau remercie la et le pour leur appui financier.Ìę

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