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Fécondation in vitro : une solution de rechange indolore et automatisée aux injections d’hormones

Une équipe de l’Université 91Ë¿¹ÏÊÓÆµ a mis au point un timbre à micro-aiguilles activé par la lumière qui pourrait remplacer les injections quotidiennes avant le prélèvement d’ovules
±Ê³Ü²ú±ô¾±Ã©: 7 January 2026

Une équipe de recherche de l’Université 91Ë¿¹ÏÊÓÆµ a créé un mode d’administration d’hormones indolore et automatisé aux fins de fécondation in vitro : un timbre à micro-aiguilles activé par la lumière. Cette innovation pourrait faciliter l’une des étapes les plus stressantes du traitement de l’infertilité et ouvrir la voie à de nouvelles possibilités pour d’autres maladies nécessitant des injections fréquentes et urgentes.

Au cours des semaines précédant un prélèvement d’ovules, les patientes qui suivent un traitement de fécondation in vitro doivent s’injecter des hormones à des moments précis, tous les jours, processus qui peut être physiquement et émotionnellement éprouvant.

Le nouveau système mis au point par l’équipe de recherche consiste en un timbre à micro-aiguilles en hydrogel rempli de nanoparticules spécialement conçues qui, lorsque stimulées par une lumière infrarouge proche, libèrent une hormone clé pour la fécondation in vitro, le leuprolide. La lumière peut être programmée afin que le médicament soit libéré au moment souhaité.

Une administration personnalisée et programmable

Les systèmes actuels d’administration de médicaments déclenchés par la lumière libèrent souvent des substances étrangères dans l’organisme, ce qui pose des problèmes en matière de réglementation et de sécurité.

« C’est la première fois qu’un composite formé de nanoparticules et de micro-aiguilles activé par la lumière ne libère aucune substance étrangère dans l’organisme », explique Marta Cerruti, professeure en génie des matériaux et auteure en chef de l’étude publiée dans Small.

L’équipe affirme que cette avancée majeure pourrait accélérer la mise en application clinique, car le système d’administration ne laisse aucune nanoparticule dans la peau.

Pour mettre au point son système, l’équipe a d’abord optimisé le nombre de nanoparticules porteuses d’hormones qu’il était possible d’incorporer dans chaque micro‑aiguille sans affaiblir la capacité de cette dernière à pénétrer la peau. Elle a ensuite déterminé si le déclencheur lumineux pouvait libérer l’hormone dans un modèle de peau porcine pendant deux heures. Enfin, elle a montré que même une courte impulsion lumineuse de cinq minutes libérait des taux mesurables de leuprolide dans la peau, la circulation sanguine et les organes d’un rat vivant.

« On peut également programmer la lumière pour qu’elle déclenche la libération du médicament au moment précis où il est nécessaire, ce qui peut varier d’une personne à l’autre », renchérit Vivienne Tam, doctorante au laboratoire de Marta Cerruti et auteure principale de l’étude.

« Les taux de réussite de la fécondation in vitro sont de 30 %, tout au plus, même chez les femmes les plus jeunes. Si l’on élimine les risques d’erreur humaine associés aux injections, grâce à l’administration du médicament à des moments optimisés pour chaque patiente, ce taux de réussite pourrait augmenter », explique-t-elle.

Au-delà de la fécondation in vitro

Cette technologie pourrait rendre les traitements de fécondation in vitro plus faciles, moins douloureux et plus efficaces, mais elle pourrait aussi aider toute personne devant recevoir des injections quotidiennes, notamment en cas de diabète ou de sclérose en plaques.

Comme aucune nanoparticule ne pénètre dans l’organisme, l’équipe de recherche estime que cette technologie a plus de chances d’être adoptée en contexte clinique que les systèmes précédents. Elle prévoit effectuer d’autres travaux pour affiner l’administration des doses, étudier les profils de libération hormonale et explorer les débouchés commerciaux.

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L’article « », par Vivienne Tam, Rusvir Trana, Alfonso Nieto-Arguello, Ore-Oluwa Olasubulumi, Samuel Babity, Artiom Skripka, Fiorenzo Vetrone, Davide Brambilla et Marta Cerruti, a été publié dans Small.

Financement

Cette étude a été financée par le Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie du Canada et les bourses d’études supérieures du Canada Vanier.

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