91Ë¿¹ÏÊÓÆµ

Deux chercheurs de l’Université 91Ë¿¹ÏÊÓÆµ obtiennent la prestigieuse subvention FNFR 2024 pour transformer la participation citoyenne grâce à l’IA

Une équipe codirigée par , professeur adjoint en génie civil à l’Université 91Ë¿¹ÏÊÓÆµ, et , professeur adjoint à la Faculté de gestion Desautels, a remporté la subvention du volet Exploration du Fonds Nouvelles frontières en recherche (FNFR) 2024 pour une initiative interdisciplinaire qui vise à déterminer comment l’intelligence artificielle (IA) peut transformer la manière dont la population participe aux décisions publiques.

Le projet proposé, intitulé « Asynchronous Participation for Inclusive Community Planning » (Participation asynchrone pour une planification communautaire inclusive), a pour but de repenser la participation citoyenne au Canada. L’équipe suggère d’élaborer une plateforme propulsée par l’IA conçue pour aider les groupes diversifiés et marginalisés à participer plus activement aux décisions liées aux infrastructures et aux services publics.

Les professeurs Yu (chercheur principal) et Borwankar (cochercheur principal) collaboreront avec Elizabeth Bloodgood, professeure au Département de sciences politiques de l’Université Concordia, et Jinhua Zhao, professeur au Département d’urbanisme de l’Institut de technologie du Massachusetts (MIT).

« Nous avons pour objectif de rendre les consultations publiques plus inclusives et représentatives, affirme le professeur Yu. Nous travaillons à l’élaboration d’une plateforme d’IA qui permettra aux personnes de tous les milieux, et pas seulement à celles qui peuvent assister à des assemblées et remplir de longs sondages, de faire entendre leur voix afin de façonner l’avenir de leur collectivité. »

L’IA pour une participation citoyenne inclusive

Le projet vise à concevoir et à mettre à l’essai un système novateur de planification de la participation qui combinera l’intelligence humaine et artificielle. La plateforme comprendra des porte-parole numériques propulsés par l’IA. Ces « personnes virtuelles » seront capables de représenter ceux et celles qui ne peuvent pas ou ne souhaitent pas participer directement aux consultations publiques. Elles interagiront avec des membres de la collectivité, des responsables politiques et des organismes publics afin de faciliter le dialogue bidirectionnel, de fournir des précisions techniques et d’aider à concilier des points de vue différents.

Contrairement aux consultations traditionnelles, qui se font dans le cadre de réunions en personne ou de sondages statiques, le système proposé s’appuiera sur une participation asynchrone. Ainsi, les membres de la collectivité pourront prendre part aux consultations à leur propre rythme et dans la langue de leur choix. L’équipe de recherche prévoit aussi confier l’animation à l’IA, qui jouera un rôle de médiation dans les discussions, s’assurera de la véracité des informations et favorisera un dialogue constructif dans divers contextes politiques.

Collaboration avec des organisations de Montréal

Le projet sera réalisé en collaboration avec diverses organisations sans but lucratif. La plateforme doit permettre de résoudre des problèmes réels liés aux infrastructures publiques et doit demeurer accessible à toute la population, peu importe le niveau d’alphabétisation, les ressources et l’accès numérique.

La recherche sera menée en trois étapes :

  1. Concevoir un système conversationnel propulsé par l’IA pour recueillir les commentaires de la population.
  2. Créer des « personnes virtuelles » propulsées par l’IA pour représenter différentes voix au sein de la collectivité.
  3. Favoriser les interventions qui améliorent l’intelligence collective, principalement en repérant et en corrigeant les informations erronées et les biais dans la participation citoyenne.

« Nous n’utilisons pas seulement l’IA pour son efficacité, explique le professeur Borwankar. Nous l’employons pour rendre la gouvernance plus équitable, transparente et centrée sur l’humain. »

Un potentiel transformateur dans tous les secteurs

Le projet en est encore à ses balbutiements, mais il constitue le début d’une exploration ambitieuse de la manière dont l’IA peut favoriser une gouvernance inclusive, accessible et adaptée. En intégrant l’IA aux infrastructures publiques et aux sciences politiques, l’équipe dirigée par l’Université 91Ë¿¹ÏÊÓÆµ souhaite remettre en question les paradigmes traditionnels de la participation citoyenne et positionner l’IA comme partenaire de la démocratie et non comme l’outil qui remplacera l’être humain.

Les chercheurs espèrent que leurs travaux paveront la voie à un nouveau modèle de participation citoyenne qui non seulement renforcera les collectivités canadiennes, mais servira aussi de cadre pour une gouvernance inclusive appuyée par la technologie partout dans le monde.


Découvrez le Fonds Nouvelles frontières en recherche (FNFR)

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